De l’Or au Bitcoin…

Nouvel eldorado, nouvel étalon ? Nouveau veau d’or ?

Cette vidéo très didactique permet de comprendre le rôle de la monnaie dans l’histoire et celui que le Bitcoin ambitionne d’atteindre en tant que référentiel monétaire. Etre un étalon, cette première cryptomonnaie de l’histoire a toute les chances de réussir son pari, elle finira sans doute par se stabiliser…

Mais je n’irai pas par quatre chemin, le Bitcoin ou plutôt les bitcoins, considérant tous ses dérivés, sont pour l’essentiel des outils spéculatifs qui portent dans leur ADN, leur code source plutôt, le ferment de l’appât du gain, la démence d’une folle énergie à dépenser pour le générer, l’inégalité face à la technique pour se le procurer… Lorsque l’on parle de miner ici c’est votre esclave numérique énergivore qui s’y colle, ce qui suppose d’investir dans un matériel coûteux et de maîtriser suffisamment l’informatique et les mathématiques. Pour se le procurer sans miner il vous faudra avoir des devises en quantité suffisante, parer les taux de conversions, taxes et autres arnaques légions sur les sites spécialisés. Exit les plus pauvres…

Ainsi à lire l’algorithme de minage je constate que plus on avance dans le temps moins on est rémunéré, donc plus la rareté augmente et plus les premiers possédants ont intérêt à conserver leurs Bitcoins. C’est donc une forme modernisée de Ponzi car ce sont bien les suivants qui soutiennent la valeur générée précédemment et la renforcent notamment en réalisant des transactions qui profitent à ceux qui détiennent le plus de masse monétaire, comme au Monopoly, rendant les premiers possédants toujours plus riches… D’autant plus vrai avec cet allongement asymptotique des délais de minage qui a vu passer la production en 10 ans d’un peu plus de 18 millions de bitcoin sur les 21 millions maximum prévus par ses fondateurs et dont la dernière unité est dores et déjà envisagée pour être minée en 2140 !

Aujourd’hui 1 Bitcoin avoisine les 50.000€ en mai 2021, alors qu’il ne valait rien il y’a 10 ans à peine. Il a donc atteint son pic de production « rapide » car tous les 4 ans la valeur d’un nouveau Bitcoin produit est divisée par deux en même temps que s’allonge sa durée de production du fait de la complexité croissante et même logarithmique de son calcul.

Je pense que j’en ai suffisamment dit pour décourager toute personne sensée d’investir dans un outil qui n’est ni respectueux de l’homme et de son travail, les fermes de serveurs pour le minage sont principalement en Chine, ni respectueux de l’environnement outre les machines à la pointe et donc onéreuse pour le produire, il faut consommer en France à ce jour environ 4000€ d’électricité pour produire 1 Bitcoin et ça n’ira pas en s’arrangeant. Voilà qui n’est pas autre chose qu’un avatar du veau d’or, où de fervents adorateurs ne supportent pas la contradiction… Atteignant parfois au fanatisme, sans euphémisme.