Un coup de pouce pour brin de cueillette

Je suis installée à La Chapelle Caro, dans le Morbihan depuis octobre 2015. Dès mon arrivée, j’ai planté des arbres fruitiers et une safranière, puis des petits fruits et des aromates… 

À la 1ère récolte de fraises, j’ai été submergée ! J’ai fourni pâtisseries, marché du dimanche matin, collègues de boulot, limaces…, j’ai fait des confitures, des coulis, de la glace….je n’en pouvais plus! Et… j’ai utilisé mon petit déshydrateur investi pour le safran et tester les fraises déshydratées.

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C’est là que tout a commencé, j’ai attendu l’été avec hâte pour tester avec les tomates….et tout y est passé.

Au fil des saisons et des nouvelles récoltes, j’ai adopté la déshydratation pour prolonger la dégustation de mes productions sur l’année! 

La déshydratation est devenue ma méthode de conservation favorite! 

  • Une liste d’ingrédients réduite à l’essentiel. 
  • Sans colorants ni conservateurs. 
  • Un maximum de nutriments et de goûts. 
  • Un stockage limité, un transport facilité. 

Une gamme de produits déshydratées a vu le jour:*Les Pulpes de fruits (mixé) déshydratées ! pour des goûters acidulés, des apéritifs sains; un plein d’énergie pour les sportifs!*Les Déshydratés: fruits entiers/tranchés*Les Substituts de farine à partir des pépins de framboises, baies de sureau…*Les Aromates: safran, graines coriandre, fenouil…Et je confectionne également des Compiotes, des préparations de fruits à tartiner qui n’ont pas l’appellation « confiture » car la teneur en sucre du produit fini n’est pas toujours supérieure ou égale à 55%. 
Toutes mes créations et de belles photos sont visibles sur mon site internet: https://brindecueillette.com/

Jusqu’à présent je faisais ma popote dans ma cuisine personnelle, mais maintenant que j’ai mes recettes, et que je sais où je vais, je dois avoir un espace dédié à mon activité professionnelle.

Le moment est venu de construire mon laboratoire de transformation végétale et un point de vente à la ferme!

Pour cela je fais appel aux nouvelles technologies et au mode de financement participatif ! Je demande un coup de pouce à tout mon réseau, et au réseau de mon réseau… pour récolter une cagnotte qui me permettra d’avancer plus sereinement dans mon projet.

VOICI LE LIEN : https://www.kengo.bzh/projet/2989/brin-de-cueillette-une-experience-fruitee- (Pour ceux qui le souhaitent, Il est important de participer en ligne pour que les dons soient additionnés et que l’objectif soit atteint dans les temps!)

A ce jour, j’ai presque atteint 50% de mon objectif de 5000€ et il me reste 7 jours pour au moins atteindre 70% et espérer récupérer une partie de l’objectif… Je compte sur vos papilles et sur vous !
Amandine

Les Monnaies Locales, les Plans Climat / Energie (PCAET) et autre Programmes Alimentaires Territoriaux (PAT)

L’Etat par le biais des régions impose à toutes les collectivités et à leurs groupements (communauté de communes, agglomérations…) la mise en œuvre de réponses locales permettant la réduction de Gaz à Effet de Serre (GES dont le CO²), la préservation de la qualité de l’air et plus généralement la réduction de l’empreinte écologique passant immanquablement par la question énergétique et les circuits courts.

L’obligation pour les collectivités se traduit dans leur capacité à obtenir des financements sur les différents projets portés dans tous leurs domaines de compétences. Ainsi, des clauses environnementales devront apparaître dans leurs marchés publics et leurs réponses aux appels à projets devront intégrer toutes ces dimensions. L’on peut regretter l’absence, pour le moment du moins, d’un fond de concours ouvert aux projets librement imaginés par les territoires leur offrant la liberté d’innover davantage… Rejoignant la situation bien connue des associations…

La prise en considération de l’empreinte écologique et énergétique a donc été définie sur les différents territoires français ces 5 dernières années, les acteurs économiques et sociaux locaux ont également été consultés, désormais ce sont des mesures concrètes, traduites en fiches actions issues de cette analyse qui seront planifiées pour permettre la compensation du développement économique linéaire (j’extrais, je transforme, je vend, j’achète, je jette) du siècle dernier par des mesures devant répondre à ce très ambitieux objectif de réduire de 50% nos émissions de GES et la consommation énergétique d’ici 2050. Ici l’économie circulaire (je réemploie, améliore, rénove, répare et recycle en dernier lieu) en vogue depuis 5 ans a de beaux jours devant elle, tant les défis sont nombreux.

Autant dire qu’au vu des données les plus récentes, les émissions de GES sont toujours en hausse et la consommation énergétique non renouvelable est à son plus haut niveau historique. C’est toutefois un pilotage au long cours et il est possible qu’une pente descendante soit atteinte par une majorité de territoires à l’occasion du point d’étape du PCAET prévu en 2030. Possible si et seulement si, ces mêmes territoires trouvent les moyens leur permettant d’atteindre ces ambitions, les monnaies locales complémentaires et citoyennes (MLCC) peuvent concourir à soutenir cette politique territoriale locale si et seulement si elle font corps avec la société civile.

Comment ? Les MLCC ont la propriété de pouvoir circuler sur un bassin de vie, entre des acteurs identifiés qui ont adopté une éthique et des pratiques en faveur notamment de l’humain et de l’environnement. L’intervention d’une collectivité peut permettre d’étendre la circulation d’une MLC à tous les acteurs vraiment locaux, leur donner l’ambition d’atteindre les objectifs du PCAET qu’ils soient agriculteurs, artisans, industriels ou commerçants en les accompagnant, en valorisant premièrement leur engagement éthique et local par le renforcement de la circulation monétaire dans leur réseau.

En effet, injecter des euros dans le circuit c’est les voir 9 fois sur 10 rejoindre le système bancaire et financier dans la journée. Soutenir l’émission en monnaie locale c’est assurer la circulation d’une masse monétaire dans le réseau des acteurs, à condition de s’engager à structurer, fluidifier sa circulation en trouvant des débouchés. Or c’est là que ça devient pertinent car les nœuds constatés vont permettre de rapidement identifier où sont les efforts à produire pour relocaliser la production ou permettre la diffusion des biens et services. Le renforcement du tissu économique par ce travail de précision viendra augmenter les échanges locaux tout en réduisant les intrants non nécessaires sans pour autant prôner l’autarcie. Il s’agit d’une optimisation de l’oïkos, de la production et de la circulation des richesses locales à destination en premier chef du local. Bien entendu l’ouverture est de mise, mais raisonnée.

La structuration de filières qui en découle viendra in extenso renforcer la capacité du territoire à répondre aux enjeux d’une Politique Alimentaire Territoriale tout en le dotant des outils de transformation garants d’une qualité de produit et de production source d’emploi et de bien vivre localement. Ce travail de structuration pourrait avantageusement être accompagné d’une animation de réseau permettant l’engagement des professionnels et d’améliorer leurs pratiques en vue de réduire leur empreinte environnementale et énergétique selon des critères établis en coordination avec les pouvoirs publics.

Ainsi que ce soit par l’accompagnement au déploiement de production d’énergie solaire photovoltaïque ou thermique (avec un cofinancement citoyen possible), la réduction des distances parcourues dans leurs circuits d’approvisionnement ou encore la mise en œuvre d’un tri plus complet pour chaque secteur répondant au tri des déchets plus spécifiques du bâtiment ou de l’artisanat, l’approche par filière permettra une réponse concertée et ajustée. Là encore se doter localement de la compétence pour porter la mise en œuvre de ce tri, des installations solaires ou de la gouvernance d’une logistique locale peut être avantageusement soutenu par les Monnaies Locales Complémentaires avec une émission monétaire dédiée complémentaire à celle réalisée par l’Etat pour la transition énergétique de l’habitat.

« Dans le bassin roannais, dans la région Auvergne-Rhône Alpes, la coopération entre collectivités, associations et entreprises permet de mutualiser et de valoriser les déchets (bois, cartons, bio-déchets) afin qu’ils deviennent des ressources territoriales, à la disposition de tous. Une entreprise les trie, les conditionne et les revend. Les impacts environnementaux ont été réduits de 60% et les différentes parties prenantes se sont engagées à s’investir dans ce projet de développement durable. » (extrait de la lettre du Labo de l’ESS janv. 21)

Tout ça peut bien entendu être réalisé en euros, toutefois le recours à une MLCC concoure à la relocalisation systématique des échanges et vient éclairer, par la circulation monétaire, les circuits à l’œuvre. Associée à un fond de dotation permettant de défiscaliser les dons, la MLCC peut permettre de flécher l’épargne ainsi collectée à destination de projets locaux comme la production d’énergie ou le développement d’espaces de solidarité. Si tout ne pourra pas être dépensé en MLCC, la partie qui le sera pourra renforcer encore ce mouvement avec un mécanisme déjà éprouvé par l’Eusko, la plus importante monnaie locale d’Europe :

L’Eusko a ainsi créé une solidarité entre le secteur privé et le secteur associatif avec la mise en place d’un prélèvement de l’ordre de 5% sur chaque euro transformé en Eusko qui se voit déduit lors des reconversions en euros par les professionnels. Ainsi en toute légalité le fond de garantie (de 3 millions d’unités en circulation en 2020) a permis de dégager 150 000 Euskos en 5 ans à destination des associations du secteur dont 60 000 Eusko pour le financement de la Monnaie. Précisons que tous les acteurs qui font l’effort de la circulation ne sont pas pénalisés et que seuls s’acquittent, en sortie, des 5% ceux qui ne peuvent relocaliser leurs échanges… Quoi qu’il en soit 5% sont consacrés à cette solidarité locale privé – ESS.

Autre avantage, ce sont les consom’acteurs qui choisissent les associations à soutenir lors de leur adhésion annuelle à la MLC. Ainsi tous les changes réalisés par la personne verront le versement en fin d’année des 3% à destination de l’association retenue, ajoutant une échelle de solidarité supplémentaire qui associe étroitement les consommateurs au soutien du tissu socio-culturel local. Dépenser son argent localement est donc aussi un moyen d’accompagner démocratiquement (ma conso est un bulletin de vote) la dynamique socio-culturelle en plus de la production.

Ce sera aussi le cas des touristes qui pourront, à l’aide de guides locaux éthiques, sortes de coffrets cadeaux locaux comme le guide de Climaction ou plus touristique le Sac cadeaux du Galais disponible sur les marchés du Pays de Ploërmel ou en ligne : découvrir un territoire avec les acteurs qui y sont attaché, le font vivre et en forme l’identité.

En somme nous oeuvrons depuis des années au développement de circuits courts économiques et solidaires (CCES). Toutefois nous devons être attentifs à enrichir par les échanges notamment commerciaux sur des filières vertueuses plus éloignées géographiquement. Nous ouvrirons sur un nouvel extrait du Labo de l’ESS de janvier 21 Pour nous, un CCES est une forme d’échange économique valorisant le lien social, la coopération, la transparence et l’équité entre les acteurs. Nous privilégions ces critères à la seule proximité géographique et à la limitation du nombre de parties prenantes concernées. Nous faisons naître une dynamique dans laquelle les producteurs, distributeurs, usagers, consommateurs sont impliqués dans le temps ; ils interagissent et développent des écosystèmes vertueux, tant localement que sur de grandes distances. Car être dans une logique de circuit court, ce n’est pas renoncer à manger varié et équilibré toute l’année sous prétexte qu’il ne faudrait consommer que local. Mais c’est se soucier de l’environnement, des coûts liés au transport et de la rémunération de chacun des intervenants qui ont participé à faire venir les denrées d’un peu plus loin. »

Françoise Bernon
Chargée de mission au Labo de l’économie sociale et solidaire (ESS).
http://www.cc-sudestuaire.fr/plan-climat-air-energie-territorial/

Les oiseaux de passage pour un tourisme éthique

Cette coopérative innove en proposant de découvrir nos belles régions et pays avec et par les gens qui en donnent la saveur. Le Galais a tout naturellement répondu à leur proposition de valoriser nos professionnels et plus largement notre territoire.

Plutôt que des mots je vous laisse le soin de découvrir ce beau travail qui annonce dores et déjà d’autres prolongements concrets en matière de promotion touristique et surtout éthiques de nos territoires : https://lesoiseauxdepassage.coop/stories/1928-naissance-d-une-monnaie-locale-au-pays-de-ploermel

Bon vol et bon voyage

Communiqué LES MONNAIES LOCALES BRETONNES CONVERGERONT EN 2021 VERS UNE MONNAIE COMMUNE

Les monnaies locales bretonnes signataires de ce communiqué décident de converger vers une monnaie commune à partir de 2021.

L’objectif est, tout en conservant leur identité propre sur chacun de leurs territoires, de créer une monnaie locale complémentaire citoyenne (MLCC) bretonne qui pourra être utilisée dans tous les bassins de vie de la région par les acteurs économiques : particuliers, entreprises, associations, collectivités et tous les partenaires adhérant à chacune de ces monnaies.

Cela permettra de donner une nouvelle dimension aux échanges tout en enracinant cette première monnaie bretonne du XXIe siècle dans l’expérience acquise par ces différents collectifs depuis plusieurs années.

L’activité des 12 monnaies locales bretonnes représente, en 2020, l’équivalent de 300 000 euros en circulation sur la Bretagne historique, entre 6 000 acteurs économiques dont un millier d’entreprises adhérentes. Sur chacun de leurs territoires, ces monnaies créent entre 3 et 7 fois plus de richesse localement que les euros déposés en banque qui, eux, majoritairement quittent le territoire et même l’économie réelle au profit de la spéculation.

Les euros échangés en monnaies locales sont déposés en garantie dans des banques éthiques : NEF et Crédit Coopératif notamment, qui favorisent l’investissement dans l’économie locale et responsable. Associé à une monnaie complémentaire régionale, ce fonds de garantie commun serait un outil puissant pour répondre aux crises économiques et sociales.

Ainsi les plus de 80 monnaies locales complémentaires de France constituent un réseau incontournable. Elles sont un des outils mobilisables par les citoyens pour une transition écologique et sociale. Le bénéfice pour les habitants des territoires est donc triple : davantage de consommation raisonnée ; davantage d’investissements éthiques ; davantage de résiliences aux crises économiques, sociales et sanitaires.

Les monnaies locales bretonnes s’appuient sur des engagements forts de citoyens et de collectivités, riches de leurs diversités humaines et territoriales. Elles veulent continuer à aller de l’avant en s’ouvrant à toutes celles et ceux qui veulent promouvoir des biens communs et placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers, avec des modes de travail démocratiques et coopératifs.

Les monnaies locales bretonnes, avec cette monnaie commune, prennent ainsi leur part, dès à présent, à la construction du monde de demain, où les citoyennes et les citoyens seront véritablement acteurs d’une société plus équitable, plus responsable et plus écologique

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Un fonctionnement des monnaies locales à l’échelle régionale oui… mais comment ?

Comment travailler en grand groupe, à distance, avec le peu de temps dont chacun dispose ? La question se pose à la fois pour les associations locales mais aussi pour les organisations qui ont une vaste étendue territoriale. Jean-Michel Cornu a consacré plus de 20 ans de sa vie à l’étude de l’intelligence collective. Il nous livre en 1h45 l’essentiel pour permettre d’organiser au mieux nos fonctionnements collectifs que ce soit localement ou à l’échelle d’une région voir au-delà ! A suivre également une seconde intervention sur les échelles propices aux Monnaies Locales pour répondre à leurs besoins avec Rayan Frigoulier doctorant géographe.

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